150g de sucre roux
3 œufs de poules élevées à ma borie
150ml d’huile d’olive goût à l’ancienne
200g de farine
2 cuillères à café de levure
1 cuillère à café de cannelle
1/2 cuillère à café de muscade
1 pincée de sel
350g de carottes râpées
80g de noix coupées en morceaux
Glaçage :
200g de cream cheese
80g de sucre glace
2 c. à soupe d’huile d’olive goût à l’ancienne
1/2 zeste de citron
Préparation :
Préchauffer le four à 170°C
Fouetter au fouet électrique le sucre et les œufs jusqu’à obtenir un mélange bien blanc et volumineux.
Ajouter alors l’huile d’olive en filet tout en fouettant.
Fouetter encore 20 secondes pour bien mélanger.
Mélanger la farine avec la levure, les épices, le sel.
Ajouter les carottes râpées et les noix, mélanger puis incorporer le mélange aux œufs.
Mélanger délicatement à la spatule.
Verser dans un moule huilé et faire cuire 40 à 45 minutes.
Laisser complètement refroidir sur une grille.
Préparer le glaçage en fouettant le fromage frais avec le sucre, l’huile d’olive et le zeste, jusqu’à obtenir un mélange lisse et homogène.
Étaler sur le dessus du gâteau.
La Maison de l'Emploi, 2024
Le temps d’un Forum, sur quelques heures seulement, les mots se sont faits matière, traces et empreintes.
Sur trois grands panneaux de bois de coffrage, matière de chantier, ceux qui portent les fondations avant de disparaître, j’ai déployé une minuscule carolingienne au spalter (grand pinceau plat) pour écrire les valeurs de travail selon Rudy Ricciotti, architecte de la Maison de l’Emploi et Claude Viallat, figure du mouvement Supports/Surfaces, dont l’art dialogue ici avec la lumière naturelle.
À travers eux, c’est tout un geste qui se rejoue : bâtir, écrire, ouvrir. Entre les lettres, au stylo correcteur un espace partagé invitait les visiteurs à y glisser leurs propres mots, leurs doutes, leurs rêves autour de la notion du travail et de l’emploi.
« Qu’est-ce qu’un emploi évoque pour vous ? », leur demandait-je. J’avais des grimaces vous vous doutez.. « Quelle place pourrait-il prendre dans un monde meilleur ? », « Qu’est-ce que vous attendez d’un travail ou d’un emploi ? »
Au fil des heures, l’œuvre s’est chargée de ces écritures multiples, de ces pensées partagées comme un paysage de mots, des calligraphies habitées et vivantes. Un espace à lire, à écrire — un chantier d’écriture suspendu, à ciel ouvert.